mai 04, 2019 0 Commentaires

La licorne qu'est-ce que c'est? Quelle est son origine, Pourquoi fascine t-elle autant ?  Analyse en détail de la légende et de la mythologie de l'animale à travers le temps et les continents.

La licorne, la chasse aux origines .

"Et si elle n'avait fait que disparaître, comme le dodo ou le mammouth. Considérant l'ancienneté des témoignages, de Ctésias à Aristote, qu'est-ce qui nous prouve que la licorne n'a jamais existé ? Jules César la mentionne et déclare même qu'il la chevaucha lors de la conquête des gaules Marco polo l’aperçu en Chine et Léonard de Vinci y consacre un article dans ce qui aurait pu devenir la première grande encyclopédie moderne de la nature s'il l’avait achevé. Selon léonard le seul moyen pour la capturer consiste à laisser seule en pleine forêt une jeune femme vierge dont la senteur attira inexorablement cette bête luxurieuse. Cette idée qui existe déjà avant l'air Chrétien, retrouve une nouvelle jeunesse à la renaissance ou la licorne devient la proie la plus convoitée des grands seigneurs passionnés de chasse. C’est donc logiquement ici au musée de la chasse, à Paris que débute cette quête à la licorne. Nul n’ignorait qu'Élisabeth d’Angleterre, Charles 9 ou François premier possédait chacun une ou plusieurs cornes de licorne. Comme tous les grands de ce monde, la crainte la plus vif était d’être empoissonné. Ils les avaient acquises à prix d’or et plus cher encore.

L'origine de la Licorne,  mais ou vivait cet animal mythique?

Dans les profondeurs de la forêt, une créature émerge de derrière un arbre. Magnifique par son éclat et sa fourrure d'un blanc éclatant, cette créature époustouflante trotte entre les arbres. Une seule corne dépasse du centre de sa tête, dressée et fière. Vous essayez de la pourchasser, mais vous abandonnez peu de temps après, sachant que vous ne serez jamais capable de vaincre la bête orgueilleuse. La licorne est trop rapide pour être attrapée par l'homme.

 

Les origines de la licorne à travers le monde

Licorne asiatique, Le qilin.

Dans la mythologie chinoise, il existe de nombreux récits d'une créature connue sous le nom de qilin. Cette créature est souvent considérée comme l'équivalent chinois d'une licorne, bien qu'elle ait aussi les propriétés d'une chimère.

l'origine de la licorne avec une licorne chinoise

 


Le qilin est connu pour avoir le corps d'un cerf, une tête de lion, des écailles vertes, et une longue corne qui était sa caractéristique déterminante. Il y a aussi une bête japonaise de maquillage similaire qui s'appelle le kirin, mais on sait que cette créature est basée sur le qilin.

Les qilin sont des créatures paisibles et sont connues pour être très magiques et puissantes. On pense que les qilin sont capables de marcher sur l'herbe sans laisser de trace. Cependant, comme ces créatures ne voulaient pas endommager le sol, on pensait souvent qu'elles marchaient plutôt sur les nuages ou l'eau. On pensait aussi qu'elles étaient de bons juges de caractère. Beaucoup d'histoires anciennes montrent ces créatures comme étant capables de savoir si une personne était bonne ou mauvaise simplement en la regardant. Ils sont de nature pacifique et ne punissent que les méchants.

Tout comme la mythologie des licornes, les qilin sont souvent considérées comme un symbole de fertilité. Bien qu'elles n'aient pas été chassées pour leurs cornes, elles ont souvent été montrées dans les œuvres d'art comme amenant des enfants en bas âge aux familles.

 

Licorne d'Afrique,  l'Ababda.

Dans les traditions orales du Kongo, il existe une créature appelée Ababda qui ressemble beaucoup à une licorne. Cette créature est connue pour avoir la taille d'un âne et on dit qu'elle a la queue d'un sanglier. Alors qu'elle est connue pour avoir deux cornes au lieu d'une comme une licorne, la corne de l'Ababda est connue pour servir de remède à de nombreuses maladies. Mais le plus important, peut-être, c'est que la corne d'Ababda est réputée pour être un antidote à de nombreux poisons.

 

Licorne d'Amérique du Sud, le camahueto.

La légende de la licorne se retrouve également en Amérique du Sud, en particulier au Chili. Cette créature s'appelle le camahueto et est connue pour posséder plusieurs des qualités de la licorne.

l'origine de la licorne avec la licorne africaine Camahueto


Le camahueto est une créature qui ressemble beaucoup à un veau ou à un taureau. Cependant, au lieu d'avoir deux cornes, il n'en a qu'une. Le camahueto est connu pour être chassé par les machis (guérisseuses) parce que leur corne est connue pour posséder les remèdes aux maladies. Les machis sont connus pour traquer le camahueto jusqu'à ce qu'elle soit capable de le capturer avec un lasso et d'arracher sa corne. Après l'avoir attrapé, elle bande l'ouverture et laisse la bête continuer son chemin.

L'une des utilisations les plus courantes de la corne de camahueto est de gratter les copeaux de la corne et de les mélanger avec de l'eau de mer et du cidre de pomme. Cette combinaison a été pensée pour guérir l'impuissance et restaurer la vitalité chez les hommes plus âgés.

On croyait aussi que les machis planteraient de petits morceaux de corne dans le sol pour permettre à d'autres camahuetos de pousser.

 

Licorne grecque / européenne

la licorne.

Elle est la licorne tel que l'on s'imagine lors qu'on se la représente.
La licornea conquis l'esprit et le cœur de nombreuses personnes dans la culture européenne, en particulier en raison des propriétés uniques qu'elle était censée posséder et du lien qu'elle a ensuite établi avec le christianisme. La licorne était souvent représentée comme un cheval blanc magique ou une créature semblable à une chèvre avec une longue corne qui s'élevait du centre de sa tête. On pensait souvent qu'il s'agissait d'une créature des bois difficile à capturer et pleine de grâce et de majesté.

On pensait aussi que la licorne avait des sabots biongulés et qu'elle possédait des pouvoirs qui étaient inestimables pour l'époque. Entre autres choses, on pensait que la licorne était le remède à de nombreuses maladies, la capacité de purifier l'eau et l'antidote aux poisons dans sa corne. Parce qu'elle était si innocente et pleine de pureté, on croyait généralement que seule une vierge serait capable de capturer la créature.

Elle était également très recherchée par la noblesse et la royauté. Il y en avait beaucoup qui étaient connus pour payer une somme d'argent impressionnante pour la possibilité de posséder la légendaire corne. Bien qu'aucune corne de licorne réelle n'ait été trouvée à ce jour, on pensait que les licornes étaient un être vivant que l'on trouvait facilement dans les premières cultures. On ne se demandait pas si les créatures étaient fictives - elles étaient souvent incluses dans les manuels d'histoire naturelle.

 

La corne de licorne, le berceau du commerce. 

la corne de licorne

 L’usage voulait que l’on plonge dans l’eau destinée aux rois des morceaux de cornes de licorne afin de la purifier des éventuels poisons qu’elle pouvait contenir. L’histoire nous apprend qu’elle provenait majoritairement de commerçants Danois qui en tirait de grand profit. Soutenu, sinon encouragé par l’aristocratie. C’est donc au Danemark, qu’ont été chercher les premiers indices de l’existence de la licorne. Dans un château ou se trouve une sculpture de bateau fabriqué en corne de licorne et que l’on faisait naviguer à la surface du vin avant de le boire afin d’y annihiler les éventuels poisons qui aurait pu y être mêlé. Tout Europe fortunée avait adopté cette formidable médecine.

La licorne et ses origines, les registres du Moyen Age. 

Si à l'origine  la licorne était bien un animal qui hantait nos forêts, on ne l’y trouve plus et elle a disparu de toutes histoires naturelles modernes. Les registres du Moyen Âge, voire de l’antiquité, se doivent d’en avoir conservé la trace. À la bibliothèque nationale de paris se trouve l’un des premiers guides de voyage jamais publier. Il relate un pèlerinage en terre sainte mené en 1983 par Bernard Von Breidenbach, de la cathédrale Saint-Martin de Mayence. Ce guide s’est fait connaitre pour son exactitude la précision de ses dessins topographiques.
Origine licorne | image montrant les chanoine spécialiste de licornes, un animale unicorne
Une planche montre les animaux exotiques que les voyageurs ont pu voir de leurs yeux soit une girafe, un crocodile, un primate humanoïde, une salamandre, un chameau, deux chèvres d’indes et une licorne. L’un des voyageurs du groupe raconta qu’il avait vu l’animal brouter au loin et penser qu’il s’agissait d’un chameau, mais leur guide attirant son attention sur la corne unique de la créature, lui dit qu’il s’agissait bien d’une licorne.En remontant beaucoup plus loin dans le temps, pas moins de 20 siècles avant Jésus-Christ. On trouve le témoignage d'un médecin grec Ctésias qui décrivit ainsi la licorne, la première description transcrite connue. « Il existe en inde des ânes sauvages qui sont aussi grands que des chevaux et même plus grand. Leurs corps sont blancs, leurs têtes rouge foncé et leurs yeux bleu foncé, ils ont une corne sur leur front, la base de cette corne est d’un fond pur. La partie supérieure est d’un pourpre vif et la partie restante est noire. Cette corne selon le médecin soigne de nombreux maux d’estomac. Il mentionne également d’autres créatures comme la manticore, une sorte de lion à tête d’homme, qui ne court pas vraiment les rues.
image montrant la manticore dans la quête a la licorne

Ctésias n’a pas vu cet animal de ses yeux, pas plus que la licorne, il n’a sans doute jamais mis les pieds en ide, de ce fait, Ctésias se contente de collectionner les témoignage de voyageurs et laisse souvent parler sa fantaisie.

Un animal mythique origine de la  controverse.

Quelque 50 ans plus tard, dans sa grande classification des animaux, Aristote balaya la créature à corne unique de Ctésias, sans toutefois nier qu’une créature de ce type puisse exister. Il explique, la plupart des créatures pourvues de cornes ont les sabots fendus, comme le bœuf, le cerf et la chèvre. On n'a jamais observé d’animal aux sabots fendus à 2 cornes. Mais il y à un petit nombre d’animaux qui n’ont qu’une seul corne et le sabot non fendu comme l’âne des indes.
Quelques siècles après Aristote, Klein l’ancien affirma que l’animal sauvage le plus féroce est le monokeros (μονόκερως) où corne unique, il a le corps du cheval, la tête du cerf, une seule corne noire haute de deux coudes, qui se dresse au milieu du front, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier, un mugissement grave, on dit que l’on ne le prend pas vivant. Plus tard encore, soit deux siècles après Jésus-christ le romain Clausus Alliant ajouta un détail intéressant, une corne en en spirale qui deviendra un trait anatomique de la tête de licorne. LA Bible enfin, lui offre une place de choix, la bête y est citée pas moins de 8 fois. Qui oserait dès lors, en nier l’existence ?   

Les tapisseries du cloître français  signe de croyance en la licorne 

Au nord de l’île de Manhattan à New York, se trouve un grand parc qui appartenait jadis à John Rock Feller junior, le célèbre milliardaire américain... Il y fit construire pierre à pierre, dans les années 1920 un cloître français à partir de la collection hétéroclite d’un antiquaire, parvenu à faire traverser l’Atlantique à ces vieilles pierres. Quelques mois avant que la loi l’interdise.Dans ce monastère reconstitué, qui dépend aujourd'hui du Métropolitain Museum art, une grande salle à la lumière assourdie, abrite cette sublime tapisserie qui offre le premier rôle à la licorne telle que la Bible la décrit.
Le départ pour la chasse et la licorne captive tissent une histoire d’amour, dans le jardin aux  mille fleurs où l’on se doit de compter est à c'est-à-dire parler d’amour avec des fleurs. Les chasseurs ici, incarnent l’amour et leur flèche comme Cupidon, ne provoque aucune blessure physique.La licorne incarne l’amant subjugué par l'aimée qu’il a emprisonnée dans le jardin fleuri.
L’aimée a enchaîné l’amant à un arbre  avec des liens qui symbolisent ceux du mariage qui symbolise son attachement et sa fidélité., ses plaies ouvertes sont celles de l’amour encore fraîches. La licorne amant vivra dorénavant heureuse dans le jardin aux mille fleurés, petit enclot fleuri qui abritent ses amours  et la protègent des cruautés du monde extérieur.
Les choses deviennent plus sérieuses avec les tapisseries suivantes. Il s’agit au premier regard d’une chasse traditionnelle, que rien ne distinguerait d’une chasse au cerf, mais que pour un spectateur du XVI ème siècle, il en était probablement autrement.  La licorne est repérée près d’une fontaine, où elle s’est agenouillée, plongeant sa corne dans l’eau pour la purifier, permettant aux bêtes sauvages de s’abreuver en toute quiétude. Entourant la scène, les gentilshommes qui l’ont repéré semblent comprendre l’importance de la cérémonie surnaturelle qu’ils ont surprise, ils semblent se refréner, s’interdire eux-mêmes d’avancer. Pour ne pas interrompre ce rituel sacré.

 

La chasse à la licorne

Dans l’image suivante on débouche en pleine forêt, la licorne est traquée, les chasseurs tourmentent leur proie. L’anime chassé tente par la ruse d’échapper à ses poursuivants en se jetant dans une rivière mais la ruse échoue, des chasseurs attentent sur l’autre rive où d’autres chiens frais sont lâchés. Maintenant la licorne est acculée, dans une tentative désespérée, elle rue furieusement et transperce le flanc d’un des chiens de la meute. Les autres de la meute affolée, la harcèlent. L’un des chasseurs souffle dans sa trompe pour appeler à l’aide. Finalement, se glissant à pas feutrés derrière la pauvre licorne, un homme la lacère à l’épée dans la plus pure tradition. La trompe cette fois souffle la mise à mort et la dépouille de l'animale est emportée vers le château. Rien ne distincte cette chasse d’une chasse à ne concourt traditionnelle, sauf à se demander ce que glisse à son comparse, l’homme qui tient la corne de licorne sans vie et pointe de l'autre mains d’un doigt accusateur vers les châtelains en tête du cortège. 
La châtelaine doit en effet se sentier coupable de quelque chose car elle  égrène son chapelet de prière  et son visage comme ceux des gens de son cortège exprime une profonde affliction devant l’animale mort que l’on mène au château. Le regard fataliste au bord de l’abandon quelle porte sur son mari lui-même, lui-même consterné devant un événement tragique qu’il n’a pu empêcher, en fait une figure de chagrin telle Marie Madeleine devant la croix, rappelant à qui veut le voir, la nature sacrée de l'animal unicorne.

Fragment perdue d'une tapisserie, la vierge et la licorne

Il n’y a que 2 fragments d’une tapisserie qui devait mesurer 3,5 mètres de large à l'origine, de ce fait on ne sait pas qui était les autres personnages, s'il y en avait. Il pourrait simplement s’agir de la  légende de la licorne apprivoisée . S'il y avait d'autres personnages impliqués, il pourrait s’agir de la symbolique de l'Hortus consensus « le jardin clos ». Grâce au style et la technique employée pour la fabrication  cette tapisserie,  nous savons qu’elle  a été confectionnée à la Bâle. Bâle était  l’un des plus grands centres de production de tapisserie du XV ème siècle. Nous savons exactement la date à laquelle  cette toile a été tissée, car elle est datée de 1480. Dans cette représentation biblique Il s’agit du moment ou la licorne se réfugie auprès de la jeune vierge qui touche la corne de la tête de la licorne, c’est le moment de « l'immaculée Conception ». Le chasseur soufflant dans sa trompe devient l'ange ange Gabrielle, chargé d’annoncer à la vierge qu’elle porte en elle le fils de dieux. Ses quatre chiens incarnant les fils de dieux : Vérité, justice, paix, Miséricorde, qui devaient selon les circonstances punir les fils d Adam pour leurs pêchers ou bien les ramener au paradis. La porte verrouillée est la forteresse du jardin clos, où Hortus Conclusus protège la vierge du monde extérieur. La colombe de l’esprit saint conduit Jésus vers la tête de la vierge.
Selon la merveilleuse économie holographique de l’époque, une seule image représente simultanément plusieurs actions, éloignées dans le temps et l’espace. Ici l’Annonciation, la conception et jusqu'au sacrifice du seigneur. Adam le premier homme, met  à mort la licorne, incarnation terrestre de Jésus-Christ, il est blessé par la faute de nos péchés quand la première femme, recueille dans son sang et par son sans nous sommes sauvé 22.24  Les fragments de la tapisserie de New York tissé à la même époque devaient dans un style plus raffiné, raconté une histoire semblable. Lorsque' elle était complète, les 2 fragments qui mesurent ensemble 2 mètres de large, représentaient un quart de l’élément complet si l’on prend comme référence les tapisseries du même commanditaire, dont les initiales A.E. sont accrochées dans l’arbre, au-dessus du chasseur.
L’accumulation des signes chers à l’iconographique  Chrétienne d’alors, le jardin clos protéger du monde extérieur par les roses blanches et rouges entrelacées, blanche pour la pureté, rose pour la charité, le pommier qui traîne au milieu de la composition, la trahison qu’exprime le visage de la femme complice du chasseur annonciateur, soufflant dans sa trompe  et dont les chient a osé pénétrer dans le jardin à la poursuite de la licorne, autorise à voir dans cette image, une allégorie mystique. On peut mener une hypothèse en reconstituant la tapisserie tout entière. La séductrice, deviendrait alors mariée, on peut ajouter un Adam prêt à sacrifier l’animal qui n’est d’autre que le Christ incarné, la licorne depuis l'origine de son ascension  est parvenue au sommet de sa gloire.

La dame à la licorne, une tapisserie iconique.

Il existe à Paris dans le XXIème arrondissement un lieu hors du temps, où l’on tisse encore dans la plus grande exigence du métier, la manufacture des gobelins. Ce n’est pas là que firent tapisser les tapisseries des cloîtres de New York , puisque, puisque cette manufacture n’a été créée qu’une centaine d’années plus tard en 1601 par Henri 4, dans le souci d’économiser les deniers du royaume versé aux lissiers flamands qui seuls maîtrisent l’art de la haute lisse, les techniques semblent avoir été miraculeusement préservées, Cet art a connu sa grande époque au Moyen Âge et à la renaissance, dans toute l’Europe et ne fut délaissé qu’au XVIIIèle siècle. 
Les révolutionnaires français firent brûler un grand nombre de ces chefs d’œuvre pour récupérer l’argent mêlé au fil de laine., elles étaient généralement chargées de mener les hauts faits d’armes et de magnifier leurs puissants commanditaires . À quelques rues du musée des gobelins, se trouve 6 tapisseries aussi raffinées que celles de new york, « La dame à la licorne », cependant malgré ce nom, la licorne ne tient qu’un second rôle, aux côtés du lion. Ils ne sont là, l’un et l’autre que pour représenter la bannière aux trois croissants de leurs commanditaires, rôle que les deux compères tiennent dans de nombreuses occasions. La plus fameuse étant l’actuel blason de la couronne d’Angleterre.
On trouve dans une des tapisseries, une jeune licorne, dont la corne n’a pas encore poussé, il s’agit là d’un animal familier et en tout cas devenu à la mode.Les dames de la bonne société de ce temps, se devaient de s’afficher aux côtés d’une licorne, gage de vertu et incarnation du seigneur. Les 5 premières tapisseries sont d’autant d’allégorie des 5 sens, la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher... Dans la vue, le sens le plus noble, elle prend l’apparence d’un élégant cheval blanc. Dans le toucher, le sens le plus vil et le plus animal, elle prend la peau d’une petite chèvre velue. 
Dans la sixième des tapisseries la dame semble être  plus préoccupée ne se parer de ses propres bijoux plutôt que d’en acquérir de nouveaux, symbolisant le renoncement aux vanités humaines sa hauteur morale et l'empire qu’elle exerce sur elle-même et sur ses sens À son seul désiré et sa propre volonté. On ne pouvait à l’époque trouver meilleur garant de cette vertu que l’animale à la corne unique, incarnation du seigneur. Consciente de cette charge, la licorne porte haut les armes du commanditaire, qui n’est d’autre que le marri de la dame. La trace du commanditaire a été cette fois possible à remonter, les trois croissants, présent sur toutes les tapisseries se retrouvent sur une gravure, copie d’une frise sculptées d’un certain Jean Levis. Ce haut dignitaire qui appartenait jadis à ce que l’on appelait jadis, la noblesse de robe, à côté de sa tombe se trouve celle de Renée de Longueville que la mort a réclamée à l’âge de 7 ans, une licorne gage de pureté, veille sur l’enfant.      

 

Une erreur de traduction à l'origine de la licorne?

Comment la licorne à trouver le chemin vers le monde chrétien Une erreur de traduction  latin vers le grecque  du taureau sauvage se fit appeler monokeros, la corne unique? Une erreur de traduction qui donna à la licorne son passeport pour le monde réel. Cependant D S le début du XVIII ème siècle, l’existence de la licorne, est quand même mise en douté, il existe un livre « Des physiques sacrés » où histoire naturelle de la Bible traduite en latin est une sorte d’encyclopédie  qui suit la Bible mot à mot et qui a chaque mot où l’on parle d’une chose physique, il y a un article et une représentation, au nom monokeros on retrouve le rhinoceros et non la licorne. D'ailleurs son nom a complètement disparu des travaux modernes

Un portrait de jeune fille à la galerie Borghèse arôme s'offre aux regards sur une photo noir et blanc on le prenait alors comme un portrait de sainte Catherine que les borgnes avaient alors choisi comme protectrice, posant sa main droite sur la roue du supplice, symbolisant l’objet du martyr de la sainte en 1935, le grand historien d’art Roberto Longui se penchant sur Raphaël, grand amateur de Léonard de Vinci dont cette toile rend manifestement à la Joconde, il découvrit sous de grossiers repeints datant du XVII même siècle, qu’un chat avait été jeté sur les belles épaules nues de la jeune femme et sur ces genoux; Remplaçant la roue il dévoila une petite licorne, tendrement logé dans le giron de la belle, tel un gentil chien de compagnie. Dès lors  on est en droit d’imaginer que la toile n’était d’autre qu’un cadeau nuptial, hommage d’un mari à la vertu de sa femme, et non d’une sainte, mais cela souligne surtout le fait qu’au XIII même siècle , la licorne était devenue « Person non gratta ». Qu’elle devait être recouverte et oubliée.

 


Une licorne est une créature légendaire qui possède des pouvoirs magiques. Bien qu'à l'époque moderne, on pense que cette créature n'est rien de plus qu'un mythe, les cultures anciennes l'ont décrites comme un animal réel. En fait, elle a été incluse dans de nombreux livres d'histoire naturelle de l'époque.


image montrant une licorne


Les représentations les plus populaires de la licorne sont connues par la mythologie et les récits grecs et européens, bien qu'il existe des créatures semblables à des licornes qui ont été enregistrées dans le monde entier. Il y avait de nombreuses interprétations de la bête. Certains la voyaient comme l'incarnation de la pureté et de la grâce et d'autres croyaient que la corne de la bête avait le pouvoir de guérir les maladies et de servir d'antidote au poison.

En raison de ses prétendues capacités magiques, la licorne et sa corne étaient très recherchées par tous ceux qui en avaient les moyens dans les premiers temps. Il était courant pour les gens de grande richesse ou de noblesse d'essayer de se procurer une corne pour se protéger contre les attaques ou pour prolonger leur durée de vie. En fait, de nombreuses " cornes " étaient vendues par des commerçants venus du nord et du sud. Bien qu'il ne s'agissait pas de cornes de licorne (cornes de rhinocéros ou de narvals), elles se vendaient pour plusieurs fois leur poids en or et se révélaient être une industrie très rentable.

 

Histoire de la licorne


La première mention de la licorne vient de l'écrivain grec Ctesias. Ils sont mentionnés dans son ouvrage intitulé "Indika" (signifiant "Sur l'Inde"). Il décrit les licornes comme étant une race d'ânes sauvages qui était incroyablement rapide et légère sur ses pieds. Son trait distinctif, bien sûr, était une corne d'environ 28 pouces de long qui poussait à partir du centre de sa tête. Cependant, contrairement aux récits tardifs des licornes, ces cornes pourraient être blanches, rouges ou noires au lieu de la couleur blanche qui est caractéristique de la compréhension moderne des licornes.

Ctesias aurait obtenu ses informations de son séjour en Perse. Aristote donne également une description similaire de deux de ces bêtes qui viennent de la même région - l'oryx et l'"âne indien". On pense qu'il y en a beaucoup d'autres qui ont aussi tiré leurs descriptions de licornes de cette région. En effet, des sculptures de licornes ont été retrouvées sur une sculpture de l'ancienne capitale de Persépolis.

Il y a aussi un récit sur la puissance des licornes qui a été trouvé par Cosmas Indicopleustes - un marchand d'Alexandrie qui a donné de nombreuses informations sur l'Inde ancienne. Lors de sa visite au roi d'Éthiopie, il a vu quatre statues en laiton représentant la licorne et a écrit un récit de ce qu'il avait appris. Il prétendait que toute la force de la créature se trouvait dans la corne. Il a également noté l'énorme capacité de la créature et sa tendance à se jeter d'une haute falaise plutôt que d'être capturée. Elle était censée pouvoir absorber tout l'impact avec sa corne et s'échapper en toute sécurité.

L'image de la licorne évolue au Moyen Âge


Au Moyen-Âge, l'image de la licorne est devenue l'image fantastique que l'on reconnaît aujourd'hui à la créature. Cela est dû en partie à l'adaptation de l'histoire par l'Église chrétienne. La revendication de la créature par l'Église a permis à de nombreux artistes de la représenter dans une grande variété d'œuvres d'art. Parce qu'il y avait une grande emphase sur la religion pendant cette période, ceci a permis aux artistes de travailler avec la mythologie sans être poursuivis par l'église.

La licorne a également été vue sous un jour nouveau dans la mythologie. La bête était encore considérée comme largement invincible - mais à quelques exceptions près.

Le portrait de la licorne


La licorne était connue pour être une bête puissante qui était une créature des bois et largement invincible par l'homme. Cependant, il y avait une exception importante à cette règle - la licorne ne pouvait pas résister à son envie d'être attirée par une jeune fille vierge. Quand les chasseurs partaient à la recherche d'une licorne, on pensait souvent que la créature orgueilleuse s'arrêtait de temps en temps au lieu de simplement s'échapper pour se moquer des chasseurs.

Pour profiter de cette faiblesse, l'histoire raconte qu'on disait parfois à une vierge d'attendre sous un arbre que la licorne passe au galop. Quand la licorne voyait la jeune fille, elle était inévitablement attirée et posait sa tête fatiguée sur ses genoux. Quand elle s'endormait, les chasseurs se rassemblaient et piégeaient la créature.

La Licorne et la Romance


Il y avait aussi des liens entre l'histoire de la licorne et l'histoire d'amour entre hommes et femmes dans le processus de la cour. Beaucoup d'auteurs français du XIIIe siècle aimaient faire l'analogie que, tout comme une licorne est attirée par la vierge, un amant est attiré par sa femme. Il y avait aussi des comparaisons similaires qui cherchaient à parler de la licorne comme un symbole d'amour chaste et de mariage fidèle.

 

La description de la licorne par Marco Polo

 

Bien qu'il existe de nombreuses interprétations différentes des licornes à travers l'âge médiéval, beaucoup de ces descriptions font écho à l'admiration magique de la bête. Le récit de Marco Polo laisse cependant beaucoup à désirer.

Il décrit les créatures comme étant proches en taille des éléphants et ayant une crinière semblable à celle d'un buffle. Ils avaient une corne noire au milieu de la tête qui ne pouvait être décrite que comme étant semblable à celle d'un sanglier. Il a également noté qu'ils aimaient se prélasser dans la boue et la bave - bien loin de la nature pure qui était caractéristique de la bête à l'époque.

Il fut choqué de constater que les bêtes étaient sensiblement différentes des créatures enchanteresses qui pouvaient être capturées par des vierges. Sa description évidente d'un rhinocéros dans ses écrits conduit beaucoup à se demander s'il s'est trompé dans son identification de la créature ou s'il faisait allusion que la bête était une exagération excessive du rhinocéros.

La licorne interprétée par l'Église chrétienne


La licorne a été adoptée avec enthousiasme par l'Église chrétienne qui a apprécié les nombreuses allégories qui pouvaient être utilisées pour symboliser le lien de la créature avec le Christ. Les deux expressions les plus populaires de cette idée ont été utilisées pour décrire l'incarnation du Christ et la Passion du Christ.

La Vierge Marie et l'incarnation du Christ


L'une des façons les plus populaires d'utiliser la légende de la licorne pour établir un lien avec le christianisme était l'Incarnation du Christ. Cette version compare la licorne s'approchant de la vierge comme le processus qui a été subi pour permettre à la Vierge Marie d'être fécondée par Yahvé. On pense que cette référence peut être clairement vue par la licorne posant sa tête sur les genoux de la vierge, à proximité immédiate de l'utérus.

La Passion du Christ


Une autre interprétation des liens du christianisme avec la licorne se présente sous la forme de la passion du Christ. Les chasseurs représentent les pécheurs qui ont cherché à vaincre Christ. La licorne (Christ) a pu distancer facilement les chasseurs parce qu'elle était l'incarnation de tout ce qui est pur et bon. Cependant, à cause de son grand désir de sauver ceux qui sont purs de cœur (la vierge), la licorne se rend chez la vierge et pose sa tête sur ses genoux, se sacrifiant sans compter.

Cette interprétation peut être vue dans la tapisserie à sept panneaux intitulée "La chasse à la licorne". Cette série représente une licorne poursuivie par de nombreux nobles. Ils sont incapables de capturer la créature jusqu'à ce qu'elle se repose sur les genoux d'une vierge. Ils semblent tuer la créature, mais le dernier panneau montre une licorne ressuscitée qui vit heureuse dans un champ de fleurs.

 

La valeur de la licorne dans les premières cultures


La licorne était très recherchée dans de nombreuses cultures, en particulier dans les cultures européennes qui espéraient acquérir certains des pouvoirs mythiques de la bête. De nombreux récits des temps anciens prétendent que le secret du pouvoir de la licorne est caché dans sa corne. On pense que la corne elle-même est faite d'une substance appelée Alicorne, dont on pensait qu'elle avait la capacité de guérir divers maux et maladies. En plus de cela, on pensait aussi qu'il guérissait l'impuissance et donnait au propriétaire la capacité de purifier l'eau et de se protéger contre les poisons.

alicorne arc en ciel l origine de la licorne


La corne était très recherchée par de nombreux membres de la famille royale et de la noblesse. En fait, il était pratique courante pour la noblesse d'utiliser la licorne pour créer des coupes cérémonielles qui étaient utilisées par des membres de haut rang de la société. Les capacités de protection de la corne empêcheraient de mourir même si leur tasse avait été empoisonnée.

Les cornes étaient également appréciées comme accessoires décoratifs. On pensait que la chaise du trône du Danemark était faite de cornes de licorne depuis de nombreuses années. En réalité, ces cornes sont probablement des cornes de narval qui ont été vendues par des commerçants du Nord. Les Européens ne connaissaient pas le narval et sa corne unique - par conséquent, il était très facile pour les commerçants du Nord d'arnaquer les Européens avec de fausses cornes qui étaient vendues beaucoup plus chères que leur poids en or.

Explications possibles du mythe


Qu'est-ce qui a inspiré l'histoire de la licorne ? Il est probable que la bête mythique n'est rien de plus qu'un malentendu sur la faune naturelle des mondes anciens. Il est fort probable que la bête ait été créée par des marchands et des voyageurs européens qui ont étudié les dessins, les statues et les peintures des cultures qu'ils visitaient sur leurs routes commerciales.

Bien qu'il soit possible qu'il y ait eu, en effet, une créature semblable à un cheval ou à une chèvre appelée la licorne, il est douteux que la créature ait existé dans les temps modernes. Il a probablement été anéanti par les chasseurs qui espéraient utiliser sa corne pour faire un profit impressionnant.

Le Rhinocéros


Une des réponses les plus logiques à la question de l'existence des licornes vient du rhinocéros. Beaucoup de gens désignent la créature non seulement à cause de sa corne unique caractéristique, mais aussi à cause du récit de Marco Polo. Dans ses écrits, Marco Polo prétend avoir rencontré une licorne au cours de ses voyages. Cependant, le récit brutal de la bête et la corne noire unique qui sortait de sa tête était plus caractéristique d'un rhinocéros que d'une licorne magique.

Ceci porte beaucoup à croire que les licornes originales étaient celles de rhinocéros exagérées par les voyageurs et les marchands qui cherchaient à tirer profit de leurs histoires.

Les Aurochs

Il y a aussi ceux qui croient que les aurochs d'Europe auraient pu être l'inspiration du conte. Les aurochs sont une espèce de bovins disparue qui sont connus pour avoir été très gros. En tant qu'ancêtre du bétail domestique, on pense que cette créature aurait pu inspirer de nombreuses histoires en raison de sa grande puissance et de sa force.

Lorsqu'il est dessiné de côté (comme beaucoup de créatures l'étaient dans les premières cultures), il peut sembler que l'aurochs était une seule créature à cornes. Au fil des années, il aurait été possible pour les premières cultures de penser que les images faisaient référence à une créature étrange et mythique. De plus, les observations établies dans l'histoire auraient pu expliquer pourquoi cette créature inconnue a été enregistrée dans l'histoire naturelle plutôt que dans la mythologie.

Le narval


L'un des plus grands auteurs du mythe était probablement les chasseurs et les commerçants du Nord qui ont décidé de faire passer les cornes de narval pour des cornes de licorne. Ces chasseurs savaient que la population européenne n'avait jamais vu de narval et qu'elle ne pourrait pas faire la différence.

En fait, on se demandait souvent à quoi pouvait ressembler une corne de licorne jusqu'à ce que la corne de narval soit introduite dans le commerce. Auparavant, une corne de licorne pouvait être longue ou courte et de nombreuses couleurs différentes. Cependant, lorsque les cornes de narval ont été introduites dans le commerce, elles ont établi la norme pour ce qui a été considéré comme une corne appropriée. Ils ont réussi tous les tests qui étaient en place pour vérifier la présence de fausses cornes parce qu'ils étaient faits en corne véritable. De plus, leur grande longueur et leur texture en spirale ont rapidement été adoptées comme la norme pour ce à quoi une corne de licorne devrait ressembler et ont été adoptées dans ce qui est maintenant la compréhension des licornes d'aujourd'hui.

 

Génie génétique


Encore beaucoup s'étonnent, est-il possible qu'une licorne ait existé ? Et si c'est le cas, pourrait-elle être ressuscitée ?

Ceux qui se tournent vers Oberon Zell-Ravenheart diraient oui. Zell - un magicien autoproclamé - poursuit la magie et les secrets du passé depuis de nombreuses années. C'est cette obsession, ainsi que l'appréciation pour le livre, "La Dernière Licorne", qui a inspiré Zell à expérimenter avec des chèvres génétiquement manipulatrices de sorte qu'elles ne portaient qu'une corne.

Beaucoup de ceux qui regardent ses succès n'hésitent pas à qualifier l'expérience de fausse réplique d'une licorne. D'autres soutiennent, cependant, que les résultats sont que la créature est peut-être la meilleure réponse que nous ayons à la façon dont les licornes des premières cultures ont vu le jour. Quel que soit l'opinion populaire, beaucoup d'adeptes de Zell sont certains qu'il est, en effet, un sorcier et qu'il a ramené la licorne à l'existence...